Brève 9

Continuer ou arrêter une prise en charge du langage écrit. Comment?

Une lassitude s’installe, l’enfant est moins intéressé.

Lui poser alors peut – être la question de savoir s’il veut arrêter.

La réponse à cette question est le plus souvent : « je ne sais pas ». Mais elle enclenche quelque chose…

Un cadre sur le nombre de séances peut être proposé par exemple. « Combien ferais-tu encore de séances 2 ?  3 ? 6 ? ». 

L’enfant se saisit d’une des propositions. L’orthophoniste prend en compte la proposition de l’enfant et munie d’un calendrier matérialise avec l’enfant la date de la fin de la prise en charge.

La réponse de l’enfant est toujours : « je ne sais pas ».

C’est alors à l’orthophoniste de proposer à l’enfant de réfléchir sur cette question. Pour arriver à ce qu’il se positionne. Lui dire qu’il n’y a pas urgence, qu’il a le temps d’y réfléchir seul ou avec ses parents, qu’on en reparlera la semaine prochaine.

Au bout de 4 ou 5 séances, l’enfant arrive avec une décision. 



3 commentaires sur “Brève 9”

  1. Anne-Marie FERNEZ

    Qu’est-ce que cette « lassitude » vient dire? Elle me semble évidente à comprendre quand l’enfant n’est pas vraiment partie prenante du suivi et vient en séance comme il va à l’école, pour se plier à ce que l’on attend de lui. Mais, quand il attend réellement quelque chose de ses séances et qu’il a conscience d’être acteur de son évolution? Alors il faut déchiffrer sa manière de se désengager car un enfant est rarement amené à prendre une décision dans une démarche initiée pour lui par des adultes et peut avoir des difficultés à s’y autoriser. J’ai remarqué dans ma pratique que c’est parfois en parlant d’une activité nouvelle qui lui importe, ou d’un temps dont il dit avoir besoin pour faire quelque chose mais que ses séances empêchent, que l’arrêt peut être envisagé avec lui: quand ce n’est pas une résistance mais l’indication qu’une dynamique nouvelle est à l’oeuvre permettant de nouveaux investissements, c’est peut-être en effet le bon moment pour arrêter.

  2. S.G.
    Merci beaucoup pour vos brèves ! Je démarre dans ce métier passionnant, mi-temps en libéral en CMP et mi-temps en salariat, après avoir exercé plusieurs années dans les métiers de l’imprimerie
    Vos petites publications m’aident à cheminer dans ma réflexion sur un certain nombre de points. En effet, les questionnements jaillissent de toutes parts !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.