Brève 15

Les parents ne souhaitent pas que l’enseignant sache que leur enfant a une prise en charge orthophonique.

Cette décision peut être évoquée dès le bilan par les parents. Elle peut être avancée aussi par ces derniers lorsque l’orthophoniste demande si un contact est possible avec l’enseignant de l’enfant.

Il y a de fait un désir des parents d’une omerta sur cette prise en charge orthophonique. Leurs raisons leur sont propres. La rééducation orthophonique doit rester pour ainsi dire « cachée ». 

L’expérience montre que la plupart du temps cette prise en charge ne sera pas efficace. Elle risque de ne pas durer longtemps non plus. Un prétexte entrainera rapidement une rupture de la prise en charge sans raison véritable.

Aussi est -il judicieux d’anticiper la possible brièveté de la prise en charge. La position parentale est un signe d’alerte pour l’orthophoniste.

3 commentaires sur “Brève 15”

  1. L’expérience de qui et de quelle région ?
    Il y a tout de même deux courants de pensée chez les orthophonistes : ceux qui veulent créer un lien avec l’enseignant(e) et ceux qui considèrent que l’école et l’orthophonie sont deux entités différentes qui ne doivent pas intéragir.

    Vous proposez une première clé : proposer une prise en charge brève. Toutefois,lorsque celle-ci est possible.
    Une deuxième clé serait de discuter et de comprendre pourquoi les parents ne souhaitent pas que l’école soit au courant. Après tout, ils ont raison, le secret médical s’applique. Pour moi, cela n’est pas forcément signe que la PEC ne sera pas un succès, ils ne veulent peut être pas que leur enfant soit catalogué, ou bien pointé du doigt par l’enseignant (ce qui arrive malheureusement). S’il n’y a pas lieu de mettre en place des aides, cela ne me semble pas nécessaire que l’enseignant(e) soit au courant. A mon sens il faut communiquer, et déterminer la raison de ce refus.

  2. L’orthophoniste demande si un contact est possible avec l’enseignant ?
    Mais pourquoi l’orthophoniste en prendrait-il l’initiative ?
    Quel orthophoniste agit ainsi???
    Les parents ont le droit de vouloir rester discrets sur les éléments du dossier médical de leur enfant, ça ne constitue en rien une « omerta » !

  3. ANNE-MARIE FERNEZ-REMACLE

    Avant tout demander aux parents quelles sont les raisons pour lesquelles ils souhaitent tenir l’école à distance. Je ne suis pas sure que ce soit de mauvaise augure….j’aurais plutôt tendance a interroger ce lien devenu quasiment incontournable entre l’école ou se passent les apprentissages et un lieu de soins ou le secret médical s’applique. L’orthophoniste est parfois devenu un auxiliaire scolaire….alors que l’enfant a peut-être besoin d’un lieu « autre »…

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